Les traditions dans le mariage

Vous êtes nombreuses à avoir manifesté le désir de connaître traditions reliées au mariage ainsi que les différentes significations auxquelles elles sont associées.

La phrase célèbre : « Something old, something new, something borrowed, something blue », est une coutume anglaise de longue date.

« Something old » veut dire que la mariée porte quelque chose d’usagé, ce qui signifie que le mariage s’inscrit dans une continuité, dans l’histoire.

« Something new » veut dire que la mariée porte quelque chose de neuf, ce qui signifie que le mariage est tourné vers l’avenir, comme dans la perspective d’avoir des enfants, par exemple.

« Something borrowed » veut dire quelque chose d’emprunté, ce qui signifie que le mariage est accepté, qu’il se situe dans une communauté parce que la mariée peut emprunter des choses aux gens qui l’entourent.

« Something blue », parce que le bleu a toujours été la couleur de la fidélité, contrairement au jaune qui est celle de l’infidélité.

Les couleurs

Si vous êtes superstitieuse, vous serez heureuse de connaître la définition de quelques couleurs afin d’orienter la décoration de votre salle de réception, d’agencer les robes de vos demoiselles d’honneur ou même d’ajouter une touche de décoration à votre robe :

Le blanc = virginité
Le rouge = amour et joie
Le gris = les voyages
Le vert = la fertilité et la pudeur
Le doré = l’engagement
Enfin, préférez le bleu, qui symbolise la fidélité, au jaune qui représente l’adultère!

La robe de la mariée

La couleur : si la plupart des futures épouses choisissent le blanc depuis le 16e siècle, cette tradition aurait été interrompue pendant quelque temps de sorte qu’avant la Première Guerre mondiale, la mariée portait une robe bleue, grise ou noire. Aujourd’hui, la robe blanche est largement répandue puisqu’elle symbolise la virginité.

La confection : il semblerait que le fait de coudre elle-même sa robe pourrait porter malheur à la mariée.

Le marié : une des traditions qui subsiste encore aujourd’hui consiste à éviter que le marié voie la robe de sa future avant leur mariage. Cela leur porterait malheur. Mais ce que plus de gens ignorent, c’est que la mariée non plus ne devrait pas se regarder dans le miroir… pour les mêmes raisons!

Le voile

Le port du voile est de moins en moins répandu, mais son origine, si elle s’avère fondée, fait frissonner. Dans une époque reculée, le voile aurait servi aux hommes à kidnapper la femme de leur choix pour en faire leur. Le voile qui lui cachait les yeux l’empêchait ainsi de voir le chemin qui lui aurait permis de retourner chez elle.

Ensuite, le voile aurait été employé pour cacher le visage des promises, lors des mariages arrangés, dans le but d’être certain que le futur mari ne change pas d’idée avant la proclamation des voeux au dévoilement d’un visage qui ne lui plaisait pas!

Aujourd’hui, certaines mariées fidèles aux traditions portent le voile, que leur père soulève à l’arrivée l’autel, et le découpent en longs rubans qu’elles distribuent aux femmes célibataires présentes pour assurer leurs noces prochaines. Ce voile servirait, symboliquement, à éloigner les esprits malveillants le jour du mariage.
Le chapelet

Toujours selon les croyances, il serait de bon augure de suspendre un chapelet à sa corde à linge la veille du mariage pour demander une température clémente pour les noces.

Les quatre éléments sur la mariée

Plusieurs savent que la mariée doit porter quelque chose de nouveau, de vieux, d’emprunté et de bleu lorsqu’elle se marie. En contrepartie, elle doit éviter de porter des perles qui symbolisent les larmes qu’elle pourrait verser bientôt.

Ces traditions proviendraient encore de l’Angleterre à la fin du 19e siècle.

L’élément vieux représente la vie qu’elle a menée avant son mariage : la mariée choisira quelque chose qui représente sa famille, son héritage, ses souvenirs, un lien affectif ayant marqué sa vie passée.

L’élément neuf appelle les succès à venir au sein du couple. La robe de mariée sert souvent d’élément dans ce cas.
L’élément emprunté caractérise la chance et le bonheur pour les amoureux et est souvent prêté par une mariée heureuse, choisie par la future épouse.

L’élément bleu (et souvent discret) symbolise la fidélité et la pureté. L’objet que choisira la mariée (un mouchoir, la jarretière…) pourra répondre à l’un de ces deux critères. Cette croyance remonte aux temps bibliques où la couronne bleue représentait la pureté et la fidélité.

La jarretière

Si l’on fait un bref survol historique, la jarretière était porteuse de pouvoirs chamaniques, contenait les fées de la féminité ainsi qu’une amulette magique. Plus tard, elle aurait symbolisé la virginité, surtout lorsqu’elle était portée sous une volée de crinoline bien épaisse.

Ensuite, à une époque où la liste de mariage n’avait pas encore vu le jour, la jarretière aurait servi à apporter un peu d’argent aux jeunes mariés. La mariée relevait légèrement sa robe pour découvrir sa jarretière qui était alors mise aux enchères. Le plus offrant recevait non seulement le privilège d’acquérir la jarretière ayant appartenu à une vierge, mais celui de pouvoir l’enlever avec ses dents. Cette tradition perdure encore aujourd’hui, mais on a mis de côté l’enchère… et souvent la virginité!

La bague

Saviez-vous qu’on porterait l’alliance de la main gauche puisqu’en Égypte ancienne on croyait que la veine de l’amour, qui mène directement au coeur, y passait? Certains disent plutôt que la tradition proviendrait de l’Église du 12e siècle; les prêtres choisissaient ce dernier doigt après avoir béni un par un les doigts des époux en proclamant « Au nom du père, du fils et du Saint-Esprit ».

L’alliance, comme son nom l’indique, unit le couple pour le meilleur et pour le pire. Elle est sobre, en or ou en argent et parfois sertie d’une pierre, souvent le diamant, qui est symbole de pureté et d’engagement.

Le rôle des parents

Le père : rares sont ceux qui le font encore, mais traditionnellement, c’est lui qui fabriquait le coffre en cèdre servant à recevoir les éléments du trousseau. Il donnait aussi la bénédiction paternelle à sa fille avant qu’elle quitte le nid. Aujourd’hui, il est souvent celui qui mène sa fille à l’autel pour « l’offrir » à son futur gendre et agit parfois à titre de témoin.

La mère : elle avait pour mission de commander le beau temps. C’est elle qui accrochait le chapelet sur la corde à linge la veille des noces pour assurer une température idéale. Elle était aussi celle qui préparait les dragées, les bonbons et les amandes offerts aux invités.

Le rôle du mari le jour du mariage

La mariée à sa gauche : pour respecter les traditions, la mariée doit se tenir à la gauche de son futur époux. Cet usage remonterait à l’époque où l’homme kidnappait sa future mariée. Voulant se protéger des possibles opposants à son mariage, il tenait la main de sa future épouse à sa gauche pour pouvoir librement se servir de son épée à la droite.

Le marié porte son épouse en entrant chez eux : à l’époque, on croyait qu’en accompagnant la mariée dans le domicile conjugal, le marié la protégeait des mauvais esprits qui l’attendaient sur le seuil de la porte. Aussi, on affirmait qu’une mariée qui trébuchait en entrant chez elle pour la première fois en tant qu’épouse portait malheur. Pour être certain que ça ne se produise pas, le marié la portait donc dans ses bras.

Aujourd’hui, avec l’alcool consommé pendant la fête, c’est à se demander s’il ne serait pas plus prudent qu’elle y entre sur ses deux pieds!

Les fleurs

Le bouquet de fleurs de la mariée a bel et bien conservé une place de choix. Originalement, il symbolisait la fécondité. Aujourd’hui, il sert plutôt de touche personnalisée à la robe. Chaque fleur ayant leur symbolique, il faut prendre garde à celles qu’on choisit! Les roses représentent l’amour, les marguerites, l’innocence, le lys, la pureté, le lilas, la tendresse, le lierre, l’amour éternel. Surtout, évitez les oeillets qui portent malheur!

Le riz, les confettis, les colombes

Le lancer du riz est une tradition qui consistait à envoyer des « graines » sur les époux pour leur apporter force, abondance, fécondité et fertilité. Les confettis et les pétales qui les remplacent aujourd’hui ont aussi comme symbolique d’éloigner les mauvais esprits et d’apporter chance et bonheur au couple. Les colombes qu’on libère représentent, quant à elles, des couples fidèles et monogames

Le lancer du bouquet

L’éternel lancer du bouquet! Un des rituels les plus connus et aussi l’un des plus amusants : sans regarder, la mariée lance le bouquet dans l’assistance féminine et la célibataire qui l’attrape devrait, en principe, se marier dans l’année.

La tradition de lancer du bouquet vient de très loin. Au départ, ce rituel voulait qu’on dérobe un soulier à la mariée. Cela lui donnait de la difficulté à marcher, à courir, et donc à commettre l’adultère. On s’assurait ainsi de sa fidélité. Il fût même un temps où on lançait le soulier dans l’assistance. Cela a dû donner lieu à des événements fâcheux puisque avec le temps, la tradition du lancer s’est tournée vers quelque chose de plus léger, soit le bouquet. Selon cette tradition, après le mariage, la mariée devient une source de fécondité. En lançant le bouquet, la jarretière ou le soulier dans l’assistance, la mariée partage donc sa fécondité avec celle qui l’attrapera. Mais il n’est pas obligatoire de le lancer seulement aux femmes qui ne sont pas mariées!

Les dragées

Une légende grecque associe l’amande à l’amour. D’ailleurs, dans la Grèce Antique, on trempait les amandes dans du miel avant de les manger. Tranquillement, cette recette s’est transformée en dragée. Au début du 13e siècle, on donnait des dragées aux femmes enceintes pour porter chance à leur grossesse. Aujourd’hui, les dragées symbolisent la santé, l’amour et la fécondité pour les jeunes mariés et sont offertes aux invités en guise de souvenir.

La première danse

C’est, bien sûr, aux nouveaux mariés d’ouvrir la danse sur une pièce romantique. Le marié devra toutefois s’absenter pour danser quelques instants avec sa nouvelle belle-mère, ensuite avec sa mère pendant que sa femme dansera successivement avec son beau-père et son père. Les témoins et familles proches participent à la première danse alors que les autres invités seront appelés à les rejoindre seulement au deuxième morceau.

Il est possible de jouer avec les traditions dans la mesure où nous en connaissons le sens profond. En connaissant les origines de celles-ci, il est plus facile de choisir celles qui nous représentent ou non. En réalité, nous pouvons les respecter, les adapter, les briser et même en inventer de nouvelles!

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